A l’appel de AE2D, de Greenpeace et de l’Université Européenne de la Paix, appel relayé
par l’UDB, les Verts, Brest Nouvelle Citoyenneté et le NPA …(le Parti Breton se disant…organisateur dans un communiqué à part) un rassemblement de soutien se retrouvait à 14 h 30 à la
jetée du port du Château de Brest pour exprimer la volonté des participants de voir la France s’engager dans la voie du désarmement nucléaire. Avant
de jeter à la mer une bouteille contenant les vœux écrits par les militants présents pour le désarmement et la paix, Roger Abiven, l’infatigable animateur d’AE2D, prit la parole pour expliquer le
sens de ce geste symbolique. Puis Anne-Marie Kervern , aux côtés de laquelle on remarquait entre autres
des camarades venues notamment d’Arzano, expliqua le pourquoi de notre présence à cette manifestation :
« Nous commémorons aujourd’hui, 11 Novembre, la fin de la première guerre mondiale au cours de laquelle sont tombés quelques 250.000 Bretons. Cette guerre meurtrière a pu durer aussi longtemps parce que pendant des décennies, plusieurs générations d’enfants et de jeunes ont été élevés dans l’idée que « si tu veux la paix, prépare la guerre. » Aujourd’hui, en refusant l’arme nucléaire, nous voulons affirmer au contraire : « Si tu veux la paix, prépare la paix ».
Après ce rassemblement sur le port, les manifestants sont remontés jusqu’au jardin Beaupré-Beautemps. Et là, Hervé
Cadiou, de l’Université Européenne de la Paix a déposé une lampe allumée au pied d’un jeune ginkgo. Cet arbre, venu spécialement de Hiroshima,
symbolise la résistance aux radiations atomiques, puisque cette essence a survécu à la Bombe H. Les organisateurs ont ensuite évoqué la commémoration, deux jours plus tôt, de la chute du Mur de
Berlin, en soulignant qu’il restait encore beaucoup de murs à faire tomber. Anne-Marie Kervern a cité quelques uns de ces murs : le mur
d’apartheid entre la Palestine et Israël, entre l’Inde et le Bangladesh, entre l’Iran et l’Irah, entre le Mexique et les Etats-Unis, entre le Zimbabwe et l’Afrique du
Sud…
« Ces murs ont vocation à tomber, a-t-elle continué,
parce qu’ils sont une violence faite aux libertés. N’oublions pas non plus le plus dangereux des murs, parce qu’il est invisible, celui de l’argent, de l’exclusion et des
discriminations ».
Puis les associations organisatrices en ont appelé à la responsabilité des pouvoirs publics, et notamment des collectivités
territoriales. Adjointe au Maire en charge de l’Insertion par le Dialogue des Cultures, Anne-Marie Kervern a relevé l’interpellation. Elle s’est engagée d’une part à proposer à ses collègues un
vœu d’adhésion à l’Association des Villes pour la Paix, et d’autre part à proposer à la Municipalité de Brest une action privilégiée d’éducation à la paix dans le cadre du Projet Educatif Local
Brestois, cette action devant entrer, selon elle, dans le Plan de Développement Durable de la Ville.
Le rassemblement s’est dispersé avec la volonté de continuer à
organiser des actions de sensibilisation du grand public.
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